Quand soudain un piège se referme sur lui, et le voilà qui se réveille dans une immense maison, à la merci d’un Ogre taxidermiste qui n’a qu’une envie : empailler ce spécimen pour l’ajouter à sa collection.
Le petit écureuil que vous incarnez devra donc rivaliser d’adresse et user de toute son agilité pour éviter ce funeste destin.
Dans la peau d’un polatouche, jeu de plateforme en 3D solo en vue à la troisième personne emmène le joueur dans des univers impressionnants, où se mêlent phases d’exploration et séquences de plateforme trépidantes.
Une réalisation signée Antoine Jean, Raphaël Boibien, Danny Begue, Tristan Guérin, Rayan Rifai, Héléa Hedouin, Lévi Lucina et Alexandre Martin, dont le projet de fins d’études est disponible (comme tous les jeux signés ESMA) gratuitement sur la plateforme Itch.io, profitez-en !

Quatre axes de gameplay pour une expérience chatoyante
Pour créer un bon jeu de plateforme, il n’est pas nécessaire de mettre en place des mécaniques de jeu complexes. C’est pourquoi l’équipe de Polatouche a rapidement défini son approche autour d’un processus simple et d’un objectif clair.
“Celui-ci est simple”, souligne Rayan Rifai, programmeur gameplay sur le projet, “notre écureuil doit s’enfuir de la maison de l’ogre grâce à quatre compétences : sauter, grimper, planer et courir.” Quatre actions que le joueur combine à sa guise pour évoluer dans des environnements impressionnants.

Développer l’immersion et créer la tension
Dans tout bon jeu de plateforme, le joueur doit pouvoir choisir son propre rythme, mais également pouvoir s’immerger dans une expérience captivante et frénétique. Avec Polatouche, c’est au travers de niveaux variés et d’une grande richesse de séquence que l’équipe a relevé ce défi. On alterne ainsi entre les vues en 2D façon métroidvania et les angles de caméra plongeants, qui redéfinissent à chaque instant la manière dont le joueur interagit avec son environnement. Lorsque la simplicité semble pointer le bout de sa queue d’écureuil, lames et plateformes tournantes apparaissent et créent un obstacle de plus, forçant le joueur à revoir sa copie et ajoutant un niveau de difficulté.

Autant de paramètres que l’équipe a intégrés au travers de son univers, pour créer la tension et permettre aux joueurs les plus aguerris d’y trouver un intérêt mais tout en restant accessible au plus grand nombre.
Pour Lévi Lucina, level designer, c’est bien l’exploration qui est au cœur de ce concept de développement. “L’aspect global du jeu se renouvelle continuellement, et cela impacte également le gameplay. Notre volonté était d’offrir au joueur une vraie expérience dans un univers chatoyant, accessible à toutes et tous.” Une réussite qui rappelle d’autres récents jeux du genre, comme le très sympathique Tinykin du studio indépendant français Splashteam, basé à Montpellier.
Une expérience formatrice
Développer un tel projet en à peine huit mois représente un véritable défi, à la fois en termes de maîtrise technique mais aussi en termes de coordination et de gestion de planning. C’est d’ailleurs ce second aspect du projet qui a le plus marqué les étudiantes et étudiants impliqués dans cette production. Dans une industrie où création rime avec collaboration, le fait de pouvoir mettre son ego de côté est primordial, comme l’ont bien compris cette équipe.

“Ce qu’on a le plus appris tout au long de notre année, c’est à travailler en équipe, à connaître nos faiblesses et nos forces et à faire en sorte que tout le monde puisse vraiment trouver sa place dans ce projet,” se remémore Lévi.
Un constat que rejoint complètement Rayan, aujourd’hui développeur freelance sur de multiples projets vidéoludiques, mais pas que. “Savoir programmer, savoir faire de la 3D, même à un niveau très élevé, est inutile si vous ne savez pas travailler en équipe. Sans cet esprit de collaboration, vous n’irez nulle part. Un jeu, cela se crée ensemble, jamais tout seul.”

Un constat qui est aussi celui des autres équipes d’étudiants ESMA qui se lancent aujourd’hui dans le secteur avec pragmatisme et ouverture. Les métiers du jeu vidéo sont nombreux, mais ils impliquent toujours la capacité de pouvoir communiquer, recevoir du feedback et travailler en collaboration de manière fluide. Si vous vous destinez à une carrière dans ce secteur, n’hésitez pas à développer ces compétences dites “soft skills”, essentielles pour s’intégrer dans cette industrie et en gravir les échelons.
Dans la peau d’un Polatouche est comme tous les jeux de fin d’études ESMA, à découvrir gratuitement sur itch.io.
