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Toy Story 5 : Quand Pixar met la technologie XPU au service de ses artistes

toy story le film

3DVF.com pour l'ESMA

6 minutes de lecture

Ce 17 juin, Pixar va à nouveau raviver votre fibre nostalgique: Toy Story 5, les nouvelles aventures de Woody, Buzz l’Éclair et leurs amis sort en salles.

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Cinquième épisode de cette saga, dont le premier opus fêtait l’année dernière ses trente ans, cette nouvelle cuvée s’attaque cette fois à la folie des écrans chez les jeunes.

Comment nos héros et leurs amis réussiront-ils à gagner aux derniers nés de la technologie? C’est ce que Andrew Stanton, scénariste des quatre premiers films de la série mais aussi réalisateur du Monde de Nemo ou de WALL:E nous propose ici avec ses équipes. 

Et pour mener à bien ce nouveau projet d’envergure, Pixar a pu bénéficier à la fois du talent de centaines d’artistes, mais aussi des dernières technologies en matière d’animation 3D.

Toy Story 5: bienvenue à l’ère numérique

affiche filpm toy story

Avant de se lancer dans les coulisses de ce film, le pitch: alors que Jessie (Joan Cusack en VO, Barbara Tissier en français) est devenue la leader du groupe avec Buzz (Tim Allen en VO, Richard Darbois en français comme second, la jeune Bonnie reçoit Lilypad, une tablette grenouille qui commence à prendre leur place avec les écrans au grand désespoir de Jessie. La cowgirl appelle alors son acolyte cowboy Woody (Tom Hanks en VO, Jean-Philippe Puymartin en français) à la rescousse. Ensemble, ils vont faire face à ce nouveau défi de taille: l’addiction aux écrans. 

Avec une belle série de talents au casting vocal francophone (Laura Felpin incarne Lilypad, mais on retrouve aussi Jonathan Cohen, Jean-Pascal Zadi, Pierre Niney et Audrey Fleurot au casting), le film est une des grosses sorties familiales de ce début d’été, avant que ne déboulent les Minions, le 24 juin. 

Quand Taylor Swift s’invite dans Toy Story

Révélation surprise de ces dernières semaines: la mégastar Taylor Swift a composé une chanson originale pour le film, comme l’a révélé le VFX supervisor Thomas Jordan lors d’un panel au festival SXSW Londres, début juin. Interviewé par le journaliste spécialisé Ryan Gaur, Jordan a captivé son audience en révélant que très peu de membres de l’équipe étaient au courant de cet ajout tardif. 

Intitulée “I Knew It, I Knew You”, le titre (qui signe également un retour de la chanteuse à la country) a nécessité la création d’une version “leurre” du film, afin d’éviter les fuites. 

“En fait, Taylor Swift est une grande fan de Toy Story, comme beaucoup d’entre nous”, a déclaré Jordan. “Elle a vu une version préliminaire du film, puis elle a écrit la chanson et nous a ensuite demandé si nous étions intéressés. Pour ne rien vous cacher, nous avons répondu: Euh, oui ! Oui, bien sûr !”

C’était en février dernier, et le secret a été bien gardé puisque même les équipes de Pixar (à quelques exceptions près) n’étaient pas au courant de cette surprise, jusqu’à la fin mai. 

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Un sacré coup de pub pour le film, qui bénéficiait déjà d’une aura considérable auprès des fans d’animation comme des nostalgiques des premiers films. 

Le XPU, une nouvelle méthode de rendu qui change la donne

Annoncé en grandes pompes à l’été dernier au SIGGRAPH (un sujet couvert par nos équipes), c’est la technologie RenderMan 27 que l’on trouve derrière Toy Story 5. Une nouvelle version du moteur de rendu “made in Pxar”, qui apporte une avancée majeure: le système de rendu XPU, qui permet de faire du rendu à la fois sur CPU et GPU, est désormais utilisable en production y compris pour le rendu final.

Concrètement, cette évolution est en fait une véritable révolution dans le secteur de la 3D, offrant une puissance de calcul décuplée et une excellente interactivité tout au long du processus de création. Les avantages majeurs du XPU : une association des puissances de calculs des processeurs CPU, avec l’utilisation de la puissance massives de cartes graphiques (GPU).

toy story (4)

De quoi faciliter grandement les workflows interactifs, diviser par dix les temps de rendu, et offrir une vraie flexibilité aux artistes. 

Pas peu fier, Pixar avance même que cette intégration dans RenderMan version 27 serait la plus grosse mise à jour depuis plus d’une décennie. 

Et au vu des premières images de la bande annonce, et des séquences révélées à Annecy l’année dernière face un public déchaîné (lors d’une présentation le nouveau Pixar, Gatto, a également été révélé), il ne fait aucun doute que cette technologie a été pleinement exploitée par le studio.

Garanti sans IA

Interrogé sur les méthodes de travail de Pixar en 2026, Jordan a souligné que l’ensemble du film avait été créé sans IA (générative, on s’entend). “Nous sommes un studio axé sur les artistes, et nous avons aussi une solide base technologique”, expliquait-il à Londres.

“Nous cherchons constamment à rester à la pointe, que ce soit par nos propres animations ou en nous informant sur les travaux des autres. À ce titre, l’IA nous fascine, nous nous formons à son sujet et nous avons mené des expérimentations. Mais jusqu’à présent, rien n’atteint le niveau d’exigence que nous avons quant à la qualité de notre travail.” 

Un studio qui met le focus sur les artistes

extrait toy story

Au vu des propos tenus par Thomas Jordan, il y a de quoi rassurer les futurs artistes, qui sont nombreux à rêver d’intégrer Pixar.

La bonne nouvelle, c’est que l’école entretient de très bonnes relations avec le studio américain.

Entre les exercices Renderman réalisés par certains élèves, et les talents mis en avant durant les Renderman challenges, l’ESMA et sa formation 3D et effets spéciaux font partie des parcours favoris de Pixar en France. 

En 2025, Dylan Sisson, l’un des vétérans de Pixar et aujourd’hui spécialiste de Renderman, était président du jury de l’ESMA Graduation Show. 

L’occasion de découvrir le talent des étudiants ESMA, et qui sait, de peut-être échanger avec les talents de demain.