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Retour sur la conférence de Gérard Raucoules à Toulouse


Conférences . 05 Juin. 2019
Toulouse

Mardi 28 mai 2019, Gérard Raucoules a donné une conférence à Toulouse afin de présenter les métiers du cinéma d’animation 3D et des effets spéciaux.

Suite au succès de la première édition de cette conférence dans le cadre du MICC à Montpellier au mois d’avril, l’ESMA a souhaité reconduire cette conférence dans la ville rose !

Nous l’avions constaté la première fois à Montpellier, le milieu du cinéma d’animation 3D et des effets spéciaux reste largement méconnu du grand public. En partant de ce constat, il n’y avait qu’un pas à faire pour se dire qu’il en va de même pour la jeunesse, cette même jeunesse qui se cherche et souhaite savoir quoi faire de son futur.

Même si aujourd’hui internet facilite les recherches, pour un étudiant en devenir cela reste compliqué de s’orienter et parfois de trouver les réponses à ses questions. Pour palier à cela : une rencontre avec un professionnel comptant plus de 30 années d’expériences dans le secteur est plus que bénéfique ! L’occasion idéale pour le public d’obtenir les réponses aux questions qu’ils se posent.

Pour ce faire, le rendez-vous a été donné au cinéma Gaumont Wilson de Toulouse. Après tout, quel meilleur lieu qu’un cinéma pour donner une telle conférence ? 🙂

A la découverte des coulisses du cinéma d’animation 3D

Afin de plonger le public directement dans l’ambiance, la conférence s’est ouverte sur la projection d’une sélection de courts-métrages étudiants de l’ESMA. Rien de mieux pour illustrer les propos à venir !

Mais avant de parvenir à un travail aussi élaboré, il est important de faire un retour en arrière et de comprendre quel a été le parcours de l’animation 3D. Si aujourd’hui cette technologie est banalisée dans notre quotidien (pubs tv, longs-métrages, séries tv…) c’est sous l’œil perplexe et peu convaincu des professionnels du monde de l’entertainement qu’elle a vu le jour. Cahin-caha, des personnes (dont principalement le studio Pixar) se sont accrochés à ce projet, percevant le potentiel de l’animation 3D. Bien leur en pris car aujourd’hui son succès n’est plus à démontrer et son perfectionnement est quotidien !

Suite à ce petit retour dans le temps, Gérard Raucoules a poursuivi sa présentation en présentant les différents métiers du cinéma d’animation 3D et des effets spéciaux. hormis les spécialistes où les connaisseurs du secteur, peu de personnes ont entendu parler du poste de rigger, de character designer, de texturing artist, de rendering artist, de previs artist ou encore de compositor (pour lire la description de ces métiers, consultez notre rubrique « Métiers« ). Autant de débouchés possibles et de pistes à explorer pour les futurs professionnels. Tous ces corps de métiers entrent en synergie dans un seul but : produire de l’animation 3D.

Après s’être arrêté sur les métiers et leurs interactions dans le processus de création d’un projet d’animation 3D, Gérard Raucoules s’est attelé à détailler la vie d’un studio à travers la présentation du « pipeline de production » en prenant l’exemple d’un court-métrage étudiant de l’ESMA. Il a expliqué, comment une idée d’histoire commence à voir le jour, d’abord sous forme de scénario puis de storyboard. Par la suite, elle est étoffée par le travail pré-production où l’on des recherches sur les personnages et les décors sont effectuées. Vient ensuite le « dur » du sujet avec les étapes de modeling, de texturing, de rigging, d’animatique 3D etc. Dernière étape suite à la validation de toutes ces phases : la post-production où les derniers ajustements sont apportés pour que le film adopte sa forme finale, celle que le spectateur visionne.

L’animation 3D et les effets spéciaux, un secteur qui ne connaît pas la crise

Au-delà du discours, le public est également à la recherche du concret. Dans un monde où chercher du travail, même en étant diplômé, peut s’avérer très compliqué, il était primordial de préciser que le secteur de l’animation 3D et des effets spéciaux se porte bien. Et là les mots sont faibles ! En réalité, les débouchés sont nombreux et les studios recrutent à tour de bras pour pouvoir faire face à la demande toujours plus croissante.

A ce niveau de la conférence, il était important de repréciser que l’ESMA a développé de nombreux partenariats avec les plus grands studios d’animation 3D et effets spéciaux (et, cocorico !, beaucoup sont français) et qu’ils viennent régulièrement rencontrer les élèves. Nous pouvons citer les plus connus comme Pixar, Dreamworks ou encore Ubisoft, mais aussi des moins connus du grand public (mais dont le travail est partie intégrante de la majorité des films qui sortent au cinéma) : Mill Film, Illumination MacGuff, Mikros, MPC etc.

Enfin, pour souligner à quel point le secteur est demandeur de main-d’oeuvre, un jeune diplômé de la formation Cinéma d’Animation 3D et Effets Spéciaux aura l’assurance de trouver un emploi dans l’année suivant l’obtention de son diplôme. Les possibilités ne se limitent pas seulement à la France puisque les recrutements se font aussi bien à l’international.

Un temps d’échange pour conclure

La conférence s’est terminée sur le traditionnel débat entre public et intervenant. Nous y avons entendu des questions concernant la formation, les compétences demandées, comment se préparer au mieux pour intégrer une telle formation et si « le jeu en valait la chandelle » (la réponse est clairement oui puisque, comme nous venons de le dire, le secteur est en constante expansion depuis ses débuts).

En achèvement de conférence, une autre série de courts-métrages étudiants de l’ESMA a été projetée, histoire de laisser quelques étoiles flotter dans les yeux des spectateurs ! Nous en sommes sûrs, à présent, ils regarderont les films d’animation 3D avec un autre regard 😉

 

Nous avons été ravis d’avoir pu reconduire cette conférence et d’aller à la rencontre d’un public éloigné au secteur. Il est toujours intéressant d’échanger avec des personnes étrangères au milieu qui sont curieuses et désireuses d’en apprendre plus. S’ajoute à cela la satisfaction aussi de pouvoir aider des lycéens qui s’interrogent sur leur devenir et qui découvrent ainsi de nouvelles possibilités. Qui sait, peut-être que les futurs grands noms du cinéma d’animation 3D et des effets spéciaux étaient présents ! 🙂